Les Amis du Château de La Punta
EXPOSITION ITINERANTE DE LA COLLECTIVITE DE CORSE
& DECORUM
 Le vendredi 20 septembre 2019 à l’Hôtel de la Collectivité de Corse à Ajaccio a été inaugurée l’exposition temporaire et itinérante
                                                           
                                                                    « Le Château de la Punta, joyau du patrimoine insulaire ».

Ce parcours réalisé à la demande de la Collectivité de Corse par l’architecte en Chef des Monuments Historiques, Maitre d’oeuvre de la mission de diagnostic et d’évaluation du Château de la Punta retrace l’extraordinaire histoire du château, la richesse de son architecture et présente l’opération de mise en sécurité et restauration qui débutera dans les prochaines semaines. 
 
La visite permet d’évoquer les différentes phases de travaux et les perspectives de valorisation, mais également de mettre en exergue la convention mécénat, signée entre la Collectivité de Corse, la Fondation du Patrimoine et l’association des « Amis du Château de la Punta », dans la perspective de la sauvegarde et la restauration de cet édifice remarquable.
Cette exposition présente le travail artisitique d'Agnès ACCORSI ayant pour inspiration  le Château de La Punta
La série du Château de la Punta "DECORUM " photographie une société disparue dont il ne resterait que le corps d’habitation intégrant une exposition de luxe en ses niches et recoins.  
Un ventre vide.  
Un uterus expurgé après quelque nuit de Walpurgis.  
Une écriture toute symbolique signant la mort de l’Homme, la disparition de cette ride sur le sable qu’appelait Foucault de ses voeux.  
Symbole obituaire d’une civilisation d’où seul le luxe aurait réchappé – avec sa valeur sans valeur relevant du dérisoire, de la vanité, mais aussi de ce qui est essentiel pour Agnès Accorsi concernant la dispersion des corps et de l’apparence - avec, parmi ses restes, des reliques des célibataires (même) de La Mariée de Duchamp sous la forme de costumes de grandes marques suspendus, des mannequins et poupées désarticulés de Bellmer, une féroce impression du cabinet noir de La Barbe-Bleue, ou, pire, des aristocrates consommant leurs méfaits dans le palais de Marzabotto en la république sadienne de Salô. 
 
Charlie Galibert